Pourquoi s'opposer À une hausse?

Parce qu'une hausse des frais de scolarité empêchera les étudiants et les étudiantes les moins fortunés d'accéder à l'université

Cette hausse a été prévue par le gouvernement Charest dans le cadre du Plan de financement des universités québécoises. Ce plan vise à appliquer une augmentation draconienne des frais de scolarité. L'effet direct d'une telle hausse sera de jeter hors des bancs d'école les moins nantis et ceux qui ont des parents qui ne les aident pas financièrement.

265 M$ pour assurer la qualité de l'enseignement et les services aux étudiants et intensifier les activités de recherche

Selon l'étude de Statistique Canada Revenu familial et participation aux études postsecondaires (2003, Corak), la hausse des frais des années 90 dans le reste du Canada a engendré une baisse de la fréquentation chez les jeunes provenant de familles gagnant moins de 75 000 $ par année. Une autre étude, celle-ci commandée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), intulée Les frais de scolarité, l’aide financière aux études et la fréquentation des établissements d’enseignement postsecondaire (2007, Vierstraete), arrive sensiblement aux mêmes conclusions. En d’autres termes, plus les frais de scolarité augmentent, plus la proportion d’étudiants et d'étudiantes provenant de familles défavorisées diminue. La « justice sociale » ne serait donc pas d’augmenter les frais de scolarité, mais plutôt de les diminuer pour favoriser un accès universel à l’éducation postsecondaire.

Pourquoi s'opposer à une hausse? (2:11)

La population étudiante travaille déjà trop

  • 68% des universitaires au premier cycle vivent hors du domicile familial et doivent subvenir eux-mêmes à leurs besoins;
  • 50% des étudiants proviennent de familles dont le revenu est inférieur à 65 000$ par année;
  • 13 300$ par année : c'est le revenu moyen des universitaires québécois;
  • La majorité des étudiants travaillent déjà plus de 16h par semaine pendant leurs études.

    Selon le CCAFE, travailler plus de 15h semaine affecte significativement les résultats scolaires.

Le saviez-vous?

Pour arriver à joindre les deux bouts, 65% des étudiants et étudiantes doivent s'endetter.

  • La dette moyenne des universitaires au premier cycle est de 14 000$. Cela amenuise grandement leurs chances de poursuivre des études aux cycles supérieurs.

Au final, c'est toute la société — les étudiants, les futurs diplômés, mais aussi les travailleurs qui souhaitent retourner aux études — qui fera les frais d'une hausse des droits de scolarité!